PHOTO FÉDÉRATION FRANÇAISE DE HANDBALL
Épisode 9
«Fin de l’aventure,
je me suis éclatée»
Ce lundi 13 avril, c’était un lendemain de match victorieux contre la Finlande pour l’équipe de France, c’était surtout la fin de ce regroupement du mois d’avril, le dernier de la saison. Léa Fargues, la gardienne de but du Strasbourg ATH, était même de retour à l’entraînement à Truchtersheim dans l’après-midi.
Depuis le début de la semaine, nous avons suivi Léa Fargues qui, jour après jour pour handbelles.fr, nous a fait découvrir l’envers du décor au cœur de l’équipe de France.
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Léa Fargues vous fait vivre ses journées avec l’équipe de France avec ses propres photos et ses propres commentaires.
🗓️ Lundi 13 avril
«Aujourd’hui, retour en train. De Poitiers à Paris d’abord, puis de Paris à Strasbourg.
J’ai récupéré ma nièce, Laly, à Poitiers qui vient passer la semaine à la maison en vacances !
À l’arrivée à la gare de Strasbourg, Margaux (Imhof sa coéquipière et colocataire) est venue nous chercher !
Fin de l’aventure, je me suis éclatée, j’ai appris.
Mais maintenant, place au travail avec l’équipe pour s’assurer du maintien le plus vite possible !»
🗓️ Lundi 13 avril
Petite pause déjeuner avec Laly à la Gare de l’Est à Paris.
Margaux (Imhof) nous récupère à la gare de Strasbourg.
Post-scriptum
«Je reviens avec plein d’objectifs,
avec d’autres ambitions,
de nouvelles méthodes de travail»
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Ce lundi 13 avril en fin de journée,
après la séance d’entraînement
avec le Strasbourg ATH à Truchtersheim,
Léa Fargues revient sur ses jours bleus.
Verbatim.
«Cette semaine est passée super vite, c’est bon signe et je suis surtout super contente de la façon dont elle s’est déroulée.
J’ai fait de nouvelles rencontres, je suis sortie de ma routine quotidienne et ça fait du bien, ça m’a donné un gros bol d’air.
J’ai adoré l’expérience, j’ai partagé, j’ai entendu de nouvelles choses, j’ai beaucoup appris.
«J’ai adoré l’expérience»
C’était dur, le niveau était élevé, mais je n’étais pas dépassée non plus. En fait, il faut chaque fois aussi être super concentrée à chaque moment de l’entraînement.
J’ai eu la chance d’avoir des binômes super à l’écoute qui m’ont vraiment beaucoup aidée pendant cette semaine. J’ai déjà de la chance de bénéficier au SATH des entraînements spécifiques de Jean-Luc (Kieffer, entraîneur des gardiens de l’équipe de France masculine) et là j’ai découvert ceux d’Amandine Leynaud.
Au-delà de son statut, de son palmarès et de ses grandes qualités humaines, elle se situe pleinement dans une démarche de transmission en étant très à l’écoute aussi. Elle a vu mes vidéos, elle n’a pas voulu me changer, mais chercher à apporter quelques corrections pour m’améliorer.
«Humainement cette expérience
était d’une grande richesse»
Je ne peux pas encore dire maintenant si cette expérience m’a changée, on verra dans les semaines à venir, mais elle m’a ouvert les yeux sur plein d’éléments à travailler. Que ce soit dans la préparation physique ou mentale, dans tous les domaines en fait.
Je reviens avec plein d’objectifs, avec d’autres ambitions, de nouvelles méthodes de travail. Je ne sais pas si ça portera ses fruits, mais ce que je veux, c’est gravir les échelons petit à petit avec le club aussi.
«Je suis très reconnaissante
parce que j’ai vraiment été accueillie
de manière bienveillante»
Humainement cette expérience était d’une grande richesse. J’ai eu la chance de partager ces moments avec Laura Glauser et Floriane André, je suis hyper bien tombée. Je suis très reconnaissante parce que j’ai vraiment été accueillie de manière bienveillante.
Laura Glauser est aussi beaucoup dans la transmission. C’est un modèle de rigueur, chaque ballon est joué à fond, chaque but encaissé doit être compris. J’ai pris beaucoup de notes dans ma tête sur ça façon de travailler.
Floriane André a un style différent, elle est plus dans la légèreté, c’était aussi une très belle rencontre. Nous avons des styles très différents, 15 centimètres nous séparent, mais nous avons aussi beaucoup échangé.
Je suis arrivée avec un statut de novice, mais ce qui était particulier, c’est que j’étais aussi une des plus âgées du groupe. Pourtant, tout c’est passé d’une façon très naturelle, fluide, sans jugement, en avançant ensemble.
«Moi qui suis toujours habituée à jouer,
cela me montre le chemin
qu’il y a encore à parcourir»
J’ai eu la chance de jouer à Pristina, j’étais trop contente. Laura (Glauser, qui ne jouait pas) s’était installée tout près dans la tribune en me disant que je n’avais qu’à la regarder si j’avais besoin d’aide. J’avais d’un côté Amandine (Leynaud), de l’autre Laura (Glauser) et je me suis tout de suite sentie à l’aise avec tous ces encouragements. En fait, je me suis sentie comme si je jouais à “Truch”, avec la même envie d’être performante.
Il y avait un côté impressionnant c’est sûr, mais j’adore jouer au handball, je suis d’abord passionnée par la pratique de mon sport. J’ai toujours été comme ça, quelle que soit l’équipe dans laquelle je joue, je prends du plaisir à le faire.
Je me doutais un peu que je n’allais pas jouer le match à Poitiers. Je n’étais pas déçue, mais j’avais vraiment envie de jouer, pas parce que c’était avec l’équipe de France, pas parce que c’était en France, mais simplement parce que j’aurais aimé jouer ce match de handball.
J’étais plus déçue pour mes parents qui étaient venus me voir, mais l’avantage c’est que ma mère (ancienne internationale) est dans le milieu et que cela a été vite compris.
Mais j’étais là, collée au banc de touche. Et c’était aussi formateur finalement. Moi qui suis toujours habituée à jouer, cela me montre le chemin qu’il y a encore à parcourir. Si les choses ce sont passées de cette façon, c’est qu’il y a une raison.
«J’ai vite “switché” et c’est nécessaire
parce que nous avons un objectif important»
Je suis rentrée lundi après-midi et je suis revenue en avance à l’entraînement avec le groupe du SATH. J’avais envie d’être là, même si j’ai fait une séance plus légère, pour être avec l’équipe toute cette semaine.
J’ai vite “switché” et c’est nécessaire parce que nous avons un objectif important avec le club, celui de chercher le maintien. Je suis contente de retrouver les filles, le staff, parce que 95% de ma vie se passe ici.»
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