«Ça fait toujours plaisir
de retrouver le club où j’ai grandi»
Le week-end dernier, Charlotte Kieffer, numéro 67 dans le dos, était de retour à Truchtersheim, dans la salle de son enfance, le temps d’un match de Coupe de France opposant le Strasbourg ATH à Clermont.
À 27 ans, l’arrière gauche et redoutable défenseure, est capitaine du club auvergnat où elle est arrivée en 2022 après avoir porté les maillots de Metz dont elle a rejoint le centre de formation en 2017, de Nantes (D1) et de Plan de Cuques (D1).
Championne d’Europe juniors avec l’équipe de France en 2017, élue meilleure défenseure de la compétition, elle a aussi remporté la Ligue européenne avec Nantes en 2021.
Son ambition est désormais d’atteindre la D1 avec le Clermont Auvergne Métropole 63, entraîné par l’ancienne internationale Florence Sauval, actuellement leader invaincu de D2.
Mais la belle histoire de Charlotte Kieffer avec le handball a commencé à Truchtersheim, à un jet de ballon de Behlenheim où elle a grandi guidée par ses parents handballeurs Marie-Christine et Christian, mais aussi par son parrain, le regretté Christian Carl.
Rencontre en trois thèmes avec Charlotte Kieffer…
«Beaucoup de personnes de ma famille sont venues au match et c’était agréable de pouvoir jouer pour elles comme à l’époque.»
📌 LE HANDBALL À CLERMONT
«Ça se passe très bien à Clermont. Nous avons une équipe très soudée. Avec les filles, nous faisons des randos, des sorties ou des ateliers créatifs ensemble, nous avons une vraie vie de groupe.
Je pense que le fait d’avoir un bon collectif se ressent aussi sur le terrain, cela nous aide à gagner. On s’entraide, on évolue ensemble.
Et question handball, on travaille bien avec Florence (Sauval), elle nous aide à progresser chaque jour à l’entraînement. Et tout cela fait que nous sommes aujourd’hui leaders de D2.»
📌 LA VIE EN AUVERGNE
«J’ai fini mon Master “Stratégie Marketing et Communication” et je suis en train de suivre une Licence “Design Artistique”. Depuis deux ans, je suis en alternance directement au sein du club. Cela m’arrangeait de pouvoir lier ces deux aspects de ma vie professionnelle.
J’habite à deux minutes à pied de la salle, je me sens super bien là-bas, j’ai beaucoup d’amis aussi en-dehors de l’équipe. On va souvent se balader en montagne ou encourager les autres clubs de la ville comme l’ASM en rugby.»
📌 LE RETOUR À TRUCHTERSHEIM
«Ça fait toujours plaisir de retrouver le club où j’ai grandi, de revenir jouer dans cette salle. Beaucoup de personnes de ma famille sont venues au match et c’était agréable de pouvoir jouer pour elles comme à l’époque.
J’ai aussi découvert les changements dans la salle, l’espace partenaires par exemple… J’espère que les choses suivront la même voie chez nous.
Pendant le match, nous avons alterné en montrant des choses positives et d’autres moins bonnes, nous n’avons pas été assez régulières (défaite 26-21). Ça nous montre la voie, le chemin qu’il reste à parcourir pour rivaliser contre une équipe de D1 si on atteint le barrage d’accession (il n’y a pas de montée directe de D2 en D1 cette saison, il faudra passer par un barrage contre le 12e de D1). Mais nous sommes dans une logique de prendre un match après l’autre pour essayer d’atteindre l’objectif final.
Aujourd’hui, nous sommes leaders de D2 et la D1 est clairement un objectif pour le club. Nous mettons tout en œuvre chaque jour pour être le plus performant possible en prenant chaque week-end notre adversaire au sérieux. Nous sommes encore loin de la fin de saison. On se concentre d’abord sur le présent en cherchant à évoluer pour être encore meilleur à chaque match.»